Début mars, le fonds de commerce de l’hôtel de 87 chambres, sous enseigne Intercontinental, a été officiellement repris à la barre du tribunal de commerce.

À la manœuvre de ce sauvetage économique, on retrouve le groupe Finareal, qui s’impose désormais comme le nouvel exploitant des lieux.

Si Finareal est l’exploitant en titre, la gestion opérationnelle quotidienne a été déléguée via un contrat de management à la société HPVA. Un choix stratégique : « HPVA gère en effet déjà deux grands établissements hôteliers pour le groupe Intercontinental, près de l’aéroport de Nice, offrant ainsi une perspective de complémentarité évidente », explique Alain Paget, président de Finareal.

« L’ancien exploitant a mené l’établissement au bord du gouffre financier »

Pour comprendre l’urgence de cette reprise, il faut se pencher sur « la situation critique laissée par le précédent gestionnaire, la société Reaumur », décrit Alain Paget. La problématique avancée par la nouvelle direction est claire : « L’ancien exploitant a mené l’établissement au bord du gouffre financier tout en délaissant son potentiel commercial (…) L’arriéré s’élève à près d’un million d’euros. Les loyers n’ont plus été versés depuis un an et demi. (...) Le taux d’occupation de l’hôtel était de 62 %. »

Construit pour répondre aux standards d’un quatre-étoiles, « le bâtiment ne nécessite pas de lourds investissements, indique le président de Finareal. L’outil est en bon état [le bâtiment avait fait l’objet de gros travaux par le groupe Reaumur]. Seul un redressement de l’entretien quotidien est prévu, l’ancien groupe n’ayant pas souscrit de contrat d’entretien sérieux »