Dernier épisode en date: environ 10'000 hôtels en Europe ont décidé de participer à un recours collectif. Celui-ci semble prometteur après que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a jugé à l’automne 2024 que les clauses de parité tarifaire sont de nature à réduire la concurrence. Ces clauses, utilisées par Booking.com dans ses contrats, empêchaient les hôtels de proposer leurs chambres à un tarif inférieur en dehors de la plateforme, par exemple sur leur propre site web.
Du point de vue de Booking.com, il existe un risque que les clients trouvent les hôtels via la plateforme, mais réservent ensuite directement à un tarif moins cher auprès de l’hôtel. Cependant, les juges de la CJUE ont estimé que des plateformes comme Booking.com peuvent exister économiquement même sans de telles exigences.
L’industrie hôtelière parle de «pratiques abusives»
«Les hôteliers européens ont longtemps souffert de conditions injustes et de coûts excessifs», déclare Alexandros Vassilikos, président de l’alliance européenne des hôtels Hotrec. Le recours collectif envoie donc un message clair: «Les pratiques abusives sur le marché numérique ne seront pas tolérées par l’hôtellerie en Europe.»
Le marketing hôtelier à l’ère de l’IA : des campagnes personnalisées désormais à portée de main
Cette tribune a été rédigée par Céline Chaussegros, Global VP Property Sales, Sojern. À l’heure où les réservations directes devraient dépasser celles générées par les OTAs d’ici 2030, l’enjeu pour les hôteliers est clair : reprendre la main sur la relation client tout en optimisant leurs budgets marketing.

