À l’aube de 2026, l’heure est au bilan de l’année précédente. Du côté de l’hôtellerie, il se révèle « correct » mais « contrasté », selon l’Alliance France Tourisme, qui a présenté ce mercredi le rapport de l’Observatoire de l’industrie du tourisme, réalisé avec le cabinet de conseil MKG Consulting et l’institution Régions de France.

L’année 2025 est « révélatrice des mutations profondes à l’œuvre au sein de l’économie touristique française », indique ce groupe de réflexion qui réunit diverses entreprises comme Accor, European Camping Group ou encore la Compagnie des Alpes.

Dans le détail, le revenu par chambre disponible s’affiche en hausse de 1,4 % par rapport à 2024. Grâce à un taux d’occupation lui aussi en augmentation sur un an, à 66,5 % (+0,8 point).

Le prix moyen est en revanche resté quasi stable (+0,1 %). « Au-delà du seul effet de comparaison avec la séquence olympique, cette évolution traduit des ajustements tarifaires à la baisse observés sur une large partie de l’année (…) sous l’effet des arbitrages budgétaires de la clientèle française », peut-on lire dans le rapport.

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur comme locomotive

L’année a été plus favorable aux destinations que l’Alliance France Tourisme qualifie de « locomotives ». La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est celle où le revenu par chambre a le plus grimpé en 2025 par rapport à l’année précédente (+6,5 %), et ce pour la deuxième année consécutive. Grâce particulièrement à l’attrait exercé par les villes de Nice et de Cannes, dans les Alpes-Maritimes.

Le podium est complété par la Bretagne et le Grand Est (respectivement +2,8 % et +2,7 %).

A contrario, l’année s’est révélée plus difficile pour les métropoles de l’intérieur. Le revenu par chambre s’affiche ainsi en territoire négatif pour les Hauts-de-France (-1,8 %), le Centre-Val-de-Loire (-0,3 %) et l’Île-de-France (-0,2 %). Un fléchissement toutefois « logique », selon le rapport, « après une année 2024 exceptionnelle grâce aux JOP (ndlr : Jeux olympiques et paralympiques) dont elles avaient fortement bénéficié ».

« Ces écarts soulignent la dépendance accrue de certaines destinations à des clientèles spécifiques – notamment la clientèle individuelle d’affaires – et renforcent l’enjeu d’une diversification de l’offre et des marchés », estime l’Alliance France Tourisme.

Un marché porté par le luxe

Le marché a en outre été porté par l’hôtellerie de luxe. Le segment haut de gamme a enregistré le taux d’occupation le plus élevé (71,8 %, en hausse de 2,9 %). Surtout, le revenu par chambre est celui qui a connu la plus forte progression (+5,4 %).

À l’inverse, l’hôtellerie dite « économique » a marqué le pas. Ce segment est celui qui a le plus fait les frais des arbitrages budgétaires de la clientèle, particulièrement française. Si le taux d’occupation a fini l’année en très légère hausse (+0,4 % pour atteindre 65,2 %), le revenu par chambre a, au contraire, plus sévèrement baissé (-2 %).