Le dispositif s’appuie sur les résultats obtenus lors de deux éditions organisées précédemment sur le bassin cannois, au cours desquelles 73 % des candidats ont été recrutés. Son principe : miser d’abord sur la motivation, le sens du service et les qualités relationnelles, plutôt que sur un parcours professionnel déjà orienté vers l’hôtellerie ou la restauration.
Une première visite d’établissement est organisée ce vendredi à l’hôtel Le Royal, à Nice, avec un groupe de demandeurs d’emploi ayant participé à une réunion d’information. Cette étape doit leur permettre de découvrir concrètement les métiers et leur environnement de travail, avant d’éventuelles immersions et formations adaptées aux besoins identifiés.
Un vivier à élargir face aux besoins du secteur
Dans les Alpes-Maritimes, où l’activité touristique s’étend du littoral aux territoires de montagne, l’hôtellerie-restauration constitue un important bassin d’emploi. France Travail y a diffusé plus de 25 000 offres dans ces métiers au cours des douze derniers mois, selon Fabien Paravisini, expert hôtellerie-restauration-tourisme pour France Travail dans le département. « Face à ces nombreux besoins, il s’agit d’informer en amont, de repérer les futurs talents et de susciter le “pourquoi pas moi ?”, chez les jeunes comme chez les personnes en reconversion », explique-t-il.
L’extension du dispositif à l’est du département vise ainsi à anticiper les besoins des employeurs avant le démarrage de la prochaine saison touristique.
Le parcours repose sur plusieurs étapes : découverte des établissements, échanges avec des salariés, identification des aptitudes et des motivations, puis immersions professionnelles et formation si nécessaire. L’ambition est de permettre aux employeurs de rencontrer des candidats au-delà des profils traditionnellement recherchés, tout en donnant à ces derniers une vision concrète des métiers et de leurs perspectives.
Le savoir-être comme premier critère de sélection
La démarche part d’un constat partagé par les professionnels : dans les métiers de service, la qualité de l’expérience client dépend largement de l’accueil, de l’écoute et de l’attention portée aux besoins. Les compétences techniques peuvent être acquises au cours d’une formation ou par l’expérience ; la posture relationnelle constitue, elle, un critère déterminant. Les entreprises partenaires sont associées au parcours dès sa conception et s’engagent à accompagner les nouveaux entrants. Au-delà du recrutement, le dispositif favorise leur intégration et leur fidélisation, grâce à l’implication des directions, des responsables d’équipe et des ressources humaines.
Six établissements, dont des hôtels quatre et cinq étoiles, ont déjà rejoint cette première édition niçoise. Celle-ci est parrainée par Lionel Servant, directeur général de l’hôtel Le Negresco et président de la branche hôtellerie de l’UMIH Nice Azur et Haut Pays. « On peut avoir sa place dans nos métiers sans le savoir encore », souligne-t-il, en insistant sur l’importance des rencontres avec les équipes pour susciter de nouvelles vocations.
Pour les partenaires, l’enjeu dépasse la seule réponse aux besoins immédiats de recrutement. Il s’agit aussi de diversifier les profils, de rendre les métiers plus accessibles aux personnes en reconversion et de construire des parcours professionnels susceptibles de s’inscrire dans la durée, dans un secteur confronté à des besoins récurrents de main-d’œuvre.
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