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Un entrepreneur luxembourgeois va redonner vie à l'hôtel Oranienburg à Vianden

L'hôtel de la petite ville de l'Our est resté longtemps vide. Il va désormais être «remis à neuf» par Pascal Zimmer et transformé en galerie d'art.
Un entrepreneur luxembourgeois va redonner vie à l'hôtel Oranienburg à Vianden

Juste en dessous du château de Vianden, l'hôtel Oranienburg se trouve dans le virage à 180 degrés de la Grand-Rue. Depuis plus de dix ans, l’hôtel et le restaurant associé, «Le Chatelain», sont restés portes closes. Les derniers propriétaires ayant choisi de cesser l’exploitation, aucun repreneur ne semble s’être manifesté pendant longtemps. Entre-temps, la vie a toutefois repris ses droits dans ces vastes locaux.

En effet, Pascal Zimmer, qui exploite déjà entre autres le gîte Beim Mulles à Vianden un peu plus bas dans la rue avec Mayke van Straalen, a acquis le bâtiment, reçu les clés fin juillet et a déjà commencé les travaux.

Ce matin-là, le «Dandy & entrepreneur», légèrement excentrique comme il se définit lui-même sur Instagram, est sur place et fait visiter au Luxemburger Wort les pièces déjà partiellement réaménagées.

L'art fait son entrée dans l'hôtel

Pascal Zimmer, dont le costume en velours côtelé marron clair rappelle la mode des années 30, commence par la brasserie au rez-de-chaussée. Ses murs ont déjà été repeints, comme il l'explique. «Avant, tout ici était peint dans un ton jaune, un peu, mhh...», dit-il en gesticulant avec les mains à la recherche de la formule la plus appropriée. La couleur ne correspondait visiblement pas aux attentes de l’entrepreneur, qui souhaitait apporter de nouvelles couleurs à l'hôtel.

Désormais, les murs de la salle sont peints en rouge, le comptoir dans une teinte de gris bien précise. Un tableau accroché au mur donne l'impression d'avoir été accroché là depuis des années. «Pour moi, c'est un compliment», se réjouit Pascal Zimmer. Car l'œuvre d'art est l'une des nombreuses que l'entrepreneur a apportées et en partie déjà placées. «Ailleurs, on aménage d'abord les pièces avant d'y mettre les œuvres d'art. Chez moi, c'est l'inverse.»

Une philosophie particulière

Sa philosophie, explique Pascal Zimmer, est d'aménager les chambres autour d'œuvres d'art. «Cela ne plaît pas à tout le monde, je le sais aussi. Certains n'aiment pas du tout travailler ainsi, d'autres s'en réjouissent.» En jetant un coup d'œil dans quelques-unes des quelque 20 chambres d'hôtel, qui devraient coûter entre 150 et 200 euros la nuit selon leur taille, on comprend mieux l'idée qui se cache derrière l'aménagement des pièces.

L'une des chambres, par exemple, est volontairement monotone, du moins en ce qui concerne le choix des couleurs: qu'il s'agisse de tableaux, de mobilier, de peinture murale ou de tapis, tout est doré dans cette pièce. «Individuellement, cela peut paraître exagéré, mais si l'on réunit tout dans cette couleur, cela fait à nouveau de l'effet», explique Pascal Zimmer pour justifier son choix. Dans une autre pièce, «la nature entre littéralement», comme il le dit en voyant plusieurs branches d'arbre juste devant une des fenêtres. La pièce doit être aménagée en conséquence: avec des peintures naturelles et de la peinture murale verte.

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