Sous de l’arpon du Diable et du plomb du Cantal se dresse un hôtel qui ne désemplit pas en saison. À sa tête, Marc et Élodie Barthélémy. Ces Cantaliens ont repris l’établissement de Saint-Jacques-des-Blats, en 2018. Aujourd’hui conseillé dans Le Routard et le Guide Michelin, l’hôtel développe un tourisme proche des valeurs du couple qui le dirige.
"Nous visons une clientèle familiale, avec douze chambres et quatorze couverts.
Avec les années, nous arrivons à les fidéliser"Élodie Barthélémy (Dirigeante)
S’ils arrivent à se démarquer dans un secteur impacté par l’ubérisation, c’est parce qu’ils ont développé leur propre concept. « Nous voulions conserver le côté hôtel tel que nous l’avons expérimenté en vacances, lorsque nous étions enfants, mais sans l’effet impersonnel, poursuit-elle. L’établissement était déjà aux normes. Nous l’avons donc repensé pour lui donner une identité, un esprit montagne. Un lieu un peu sympa, où on mange bien, qui suscite l’échange. »
Sur ce point, Marc Barthélémy, trailer et ancien patron du Moment’Café, à Aurillac, en connaît un rayon : « J’ai tellement arpenté le massif, je l’ai bien en tête, je peux conseiller les clients avec précision, selon leurs demandes, sur des balades, des randos, des coins à voir. Les gens sont très friands des petits conseils des locaux. » À l’arrivée, l’hôtel deux étoiles mise sur le rapport qualité-prix et les plats rustiques, qui passent par une formule en demi-pension (petit-déjeuner et dîner) avec produits frais et locaux, à un prix très abordable (75 euros par personne la nuitée et les deux repas).
Leur carte, familiale et gourmande, est aussi riche en légumes et en variétés : blanquette, grenouilles, ris de veau… « Nous avons à cœur de faire vivre notre territoire et de mettre en avant ce qu’il y a chez nous, donc nous privilégions au maximum les entreprises locales, précise Élodie Barthélémy. Même si on ne fait pas 100 % local, on peut s’adapter à ce que propose le boucher du coin. On travaille avec plusieurs maisons. » Parents de deux enfants de 10 mois et de 11 ans, ces travailleurs trouvent leur équilibre en ne fermant l’établissement que trois mois au total : de mi-octobre à mi-décembre, puis en avril.




