Les supermarchés, fabricants et entreprises de restauration avertissent que l'application du nouveau Règlement européen sur les emballages pourrait entraîner une augmentation des prix pour les consommateurs. Les organisations professionnelles soutiennent que les investissements nécessaires pour redesign des contenants, incorporer des matériaux recyclés et déployer des systèmes de retour et de réutilisation augmenteront leurs coûts au cours des prochaines années.
L'avertissement coïncide avec le début de l'application générale, ce 12 août 2026, du Règlement (UE) 2025/40 sur les emballages et les déchets d'emballages. La norme introduit un large calendrier de responsabilités pour réduire les déchets, éliminer les emballages inutiles et s'assurer que les emballages soient recyclables ou réutilisables.
Cependant, cette possible augmentation des prix n'est pas mentionnée dans le règlement et n'a pas été quantifiée par le Gouvernement. Il s'agit d'une prévision des organisations professionnelles face à l'augmentation des dépenses des entreprises. Le Ministère de la Transition Écologique soutient que les prix finaux sont des décisions de marché.
Pourquoi les supermarchés et la restauration anticipent une augmentation des prix
L'Association Espagnole des Distributeurs, Autoservices et Supermarchés, Asedas, considère que la transition nécessitera des investissements dans toute la chaîne de valeur. Les commerces devront revoir les emballages de leurs marques propres, vérifier que leurs fournisseurs respectent la législation et adapter leurs installations au futur système de retour de bouteilles et de canettes.
Un des principaux problèmes soulevés par les supermarchés est le manque d'espace. Les établissements, en particulier les magasins urbains de plus petite taille, devront recueillir, classer et stocker temporairement les emballages que les clients retournent.
Certains commerces auront également besoin de installer des machines de retour. À ces dépenses s'ajouteront l'entretien des équipements, le transport des déchets et la réorganisation des entrepôts.
Asedas avertit que l'adaptation obligera à trouver des solutions permettant de concilier les objectifs de durabilité avec l'“accessibilité économique” pour les consommateurs.
De son côté, le patronat Marques de Restauration, qui regroupe environ 170 marques, prévoit également qu'une partie des dépenses supplémentaires finisse par se répercuter sur les prix. L'organisation rappelle que les bars et restaurants font déjà face à des augmentations des salaires, de l'énergie, des matières premières et de la fiscalité. Selon le patronat, l'augmentation des investissements et des dépenses récurrentes rendra “difficile à éviter” un transfert partiel des coûts au prix final.
Les coûts qui préoccupent les entreprises
Comme nous l'avons souligné, l'application du règlement obligera à modifier les produits, les processus industriels et les opérations logistiques. Parmi les dépenses signalées par les secteurs concernés, on trouve :
La refonte des emballages pour améliorer leur recyclabilité.
L'incorporation obligatoire de plastique recyclé dans certains contenants.
Le remplacement de certains formats à usage unique.
L'achat et l'entretien de machines de retour.
La réservation d'espace pour stocker des bouteilles et des canettes usagées.
La collecte et le transport des emballages réutilisables.
La consommation d'eau et d'énergie nécessaire pour les nettoyer.
Les nouveaux contrôles, enregistrements et déclarations de conformité.
L'adaptation de l'étiquetage au système harmonisé européen.
Le prix des matériaux préoccupe également les fabricants. Le plastique recyclé apte à entrer en contact avec des aliments a une disponibilité limitée et, à certains moments, a été considérablement plus cher que le plastique vierge.
La norme établit, en outre, que les contributions des producteurs aux systèmes de gestion des déchets prennent en compte les caractéristiques environnementales de l'emballage. Les entreprises qui utilisent des formats plus lourds ou difficiles à recycler pourraient faire face à des coûts plus élevés, tandis que les designs les plus efficaces devraient bénéficier de tarifs inférieurs.
La hausse des prix, ni automatique ni quantifiée
Malgré les avertissements des entreprises, il n'existe actuellement aucune estimation officielle sur combien les produits pourraient augmenter ni quels secteurs supporteront le plus grand impact. La réglementation n'oblige pas non plus les entreprises à transférer leurs coûts au consommateur. Certaines entreprises pourront les absorber, les réduire grâce à de nouveaux designs ou les compenser par des économies de matériaux. D'autres, en particulier celles qui devront réaliser des investissements plus importants, disposeront de moins de marge.
Les organisations de consommateurs rejettent que le coût de la transition repose entièrement sur les acheteurs. La Fédération des Consommateurs et Utilisateurs CECU soutient que les citoyens ne devraient pas financer les obligations de recyclage qui incombent à l'industrie et réclame des contrôles pour éviter des augmentations injustifiées.
Le Ministère de la Transition Écologique ne prévoit, pour l'instant, aucune mesure spécifique sur les prix. Sa position est que chaque entreprise décidera si elle absorbe les coûts ou les intègre dans ses tarifs, dans le cadre des règles de concurrence et de protection des consommateurs.
Ce qui change à partir d'aujourd'hui, le 12 août
Le règlement européen commence à s'appliquer de manière générale ce mercredi, mais la plupart de ses mesures sera déployée progressivement jusqu'en 2030, 2035 et 2040. L'obligation matérielle la plus immédiate concerne les PFAS, un groupe de substances chimiques persistantes. Depuis le 12 août, il est interdit d'introduire sur le marché des emballages destinés à entrer en contact avec des aliments qui dépassent les limites établies par la réglementation.
Le nouveau cadre général sur la durabilité, l'étiquetage, la responsabilité des producteurs et le contrôle des emballages commence également à s'appliquer. Cependant, certaines de ces obligations nécessiteront des actes techniques ultérieurs de la Commission Européenne.
L'entrée en application du règlement ne signifie pas que les emballages en plastique disparaîtront immédiatement ni les sachets individuels de sucre, d'huile ou de ketchup.
Les sachets monodoses disparaîtront des bars en 2030
Un des changements qui affectera le plus l'hôtellerie arrivera le 1er janvier 2030. À partir de cette date, certains emballages en plastique à usage unique utilisés dans les bars, restaurants et hôtels seront restreints. L'interdiction inclura, avec des exceptions pour des raisons d'hygiène ou de sécurité, des sachets individuels de sauces, de condiments, de sucre, de conserves et de crème pour café. Cela affectera également certains petits récipients de produits d'hygiène utilisés dans les établissements hôteliers.
Les entreprises devront les remplacer par distributeurs, récipients rechargeables ou autres formats. Les organisations professionnelles de l'hôtellerie estiment qu'il n'existe pas encore d'alternatives suffisamment évolutives pour tous les usages.
Le changement pourrait générer des économies sur des produits comme l'huile d'olive, dont le coût par litre est supérieur en emballages monodoses. Mais cela obligera également à consacrer plus de temps, d'eau, d'énergie et de personnel au nettoyage et à l'entretien des récipients réutilisables.
La restriction affecte principalement l'utilisation de ces formats dans l'hôtellerie. Cela ne constitue pas une interdiction générale des sachets de sauce vendus directement dans les supermarchés.
40% de certains emballages devra être réutilisable
De plus, à partir du 1er janvier 2030, au moins 40% de certains emballages utilisés pour transporter des marchandises au sein de l'Union européenne devra être réutilisable. L'obligation comprend des palettes, des caisses pliables, des plateaux, des conteneurs, des fûts et d'autres emballages logistiques. Les entreprises devront organiser leur retour, stockage, nettoyage et nouvelle mise en circulation.
La norme prévoit d'importantes exceptions. Ne seront pas affectées les caisses en carton, les emballages pour marchandises dangereuses, certains formats conçus sur mesure pour des machines et certains emballages flexibles en contact direct avec des aliments ou des aliments pour animaux.
Par conséquent, l'objectif de 40% ne s'applique pas à tous les emballages utilisés par les supermarchés, fabricants et entreprises de distribution.
Le système de retour obligera à réorganiser les supermarchés
Un autre des grands défis sera la mise en place du système de dépôt, retour et restitution des bouteilles en plastique et des canettes. Le règlement européen stipule que les États membres devront atteindre, au plus tard en 2029, une collecte séparée de 90% de certains emballages de boissons. Pour y parvenir, ils devront déployer des systèmes de retour, sauf s'ils justifient des niveaux suffisants de collecte par d'autres voies.
Espagne était déjà obligée de mettre en place ce modèle par le décret royal 1055/2022 sur les emballages et les déchets d'emballages. La norme nationale ordonnait de l'activer si en 2023, une collecte séparée de 70% des bouteilles en plastique n'était pas atteinte.
Le ministère de la Transition écologique a constaté que le pourcentage était resté autour de 41%, très loin de l'objectif. C'est pourquoi, l'Espagne doit mettre en place le système dans un délai de deux ans, avec novembre 2026 comme date de référence. Le consommateur devra avancer un dépôt lors de l'achat de la boisson et récupérera l'argent lorsqu'il remettra l'emballage. Le montant minimum prévu en Espagne est de 10 centimes, bien que sa configuration définitive dépendra du développement du système.
Ce dépôt ne constitue pas une augmentation permanente du prix ni une taxe : l'acheteur récupérera le montant s'il retourne la bouteille ou la canette.
Une transition avec des effets différents selon chaque entreprise
L'impact économique ne sera pas immédiat ni uniforme. Les fabricants qui utilisent déjà des contenants légers, recyclables ou réutilisables auront besoin de moins de changements. Les entreprises qui dépendent de matériaux complexes ou d'emballages difficiles à recycler devront réaliser des investissements plus importants.
Le règlement peut également générer des économies à moyen terme grâce à la réduction du matériel utilisé, à l'élimination des emballages inutiles et à la réutilisation des contenants.
L'avertissement des supermarchés et de l'hôtellerie vise donc à une pression sur les coûts au cours des prochaines années, mais ne permet pas d'anticiper une hausse générale ni de calculer combien le consommateur paiera de plus.
La principale bataille se concentrera sur qui assume la transition : fabricants, distributeurs, établissements hôteliers ou clients. Les organisations patronales anticipent déjà qu'il sera difficile d'éviter qu'une partie soit répercutée sur les prix, tandis que les organisations de consommateurs réclament une vigilance pour empêcher que la nouvelle réglementation ne devienne une justification pour des augmentations indéfinies.
¿En qué estado se encuentra la tramitación del Reglamento (UE) 2025/40 sobre envases y residuos de envases en las instituciones europeas y qué pasos quedan para su plena aplicación?
El Reglamento (UE) 2025/40 sobre envases y residuos de envases ya ha completado su tramitación legislativa en las instituciones europeas: Parlamento y Consejo lo aprobaron en diciembre de 2024 y se publicó en el DOUE el 22 de enero de 2025. Entró en vigor el 11 de febrero de 2025, pero su aplicación general en los Estados miembros comienza el 12 de agosto de 2026, con obligaciones que se desplegarán de forma escalonada hasta, al menos, 2040. A partir de ahora, el foco en la UE está en la adopción de actos delegados y de ejecución y en la publicación de guías interpretativas por la Comisión, mientras los Estados miembros adaptan sus marcos internos. Para su plena aplicación faltan, por tanto, sobre todo desarrollos técnicos (etiquetado, informes, RAP) y la adaptación normativa y operativa de cada país.
Situación de la tramitación en las instituciones europeas
La fase legislativa ordinaria está cerrada. Según el análisis de FIDE, el Consejo de la UE adoptó en el último trimestre de 2024 el texto definitivo, culminando el procedimiento de codecisión, y el Reglamento (UE) 2025/40 del Parlamento Europeo y del Consejo se publicó el 22 de enero de 2025 en el DOUE, derogando la Directiva 94/62/CE y modificando el Reglamento (UE) 2019/1020 y la Directiva (UE) 2019/904 (análisis de FIDE).
La nota del Gobierno Vasco recuerda que el Consejo adoptó el 17 de diciembre un reglamento de envases que establece objetivos vinculantes de reutilización, límites a envases de un solo uso y restricciones a sustancias como los PFAS en envases en contacto con alimentos, con objetivos de contenido reciclado de hasta el 65 % para botellas de plástico de un solo uso en 2040 (nota del Gobierno Vasco).
Durante la fase final de trílogos, la cadena de valor del envase ya trasladó propuestas técnicas para la versión definitiva del reglamento, en cuestiones como armonización del mercado único, análisis de ciclo de vida en envases reutilizables o restricciones a determinados formatos (documento de ASEDAS). Es decir, el debate político en Parlamento, Consejo y Comisión ya ha concluido y el Reglamento está plenamente adoptado.
Calendario de entrada en vigor y aplicación escalonada
La nota aclaratoria de MITECO resume el calendario:
11 de febrero de 2025: el Reglamento entra formalmente en vigor.
12 de agosto de 2026: fecha de aplicación general del Reglamento en toda la UE (art. 71), salvo disposiciones con plazos específicos.
Entre 2027 y 2029: obligaciones de etiquetado de envases (art. 12) y de los recipientes de recogida de residuos de envases (art. 13) se activan progresivamente.
2028 y 2030: entrada en vigor de obligaciones sobre envases excesivos (art. 24).
2030: restricciones a determinados formatos (art. 25) y obligaciones de reutilización (art. 29).
2029: objetivo de recogida separada mínima del 90 % en peso para determinados envases (art. 50).
Según la industria alimentaria, el despliegue de obligaciones continuará hasta 2040 (metas de reciclabilidad, contenido reciclado, reutilización, etc.), como subraya FIAB (artículo de Demócrata).
De manera inmediata, varias piezas clave empiezan a aplicarse desde el 12 de agosto de 2026: la responsabilidad ampliada del productor armonizada, la figura de la declaración UE de conformidad para cada envase y la exigencia de que los embalajes sean diseñados para ser reciclables y no contengan determinadas sustancias peligrosas, como los PFAS en envases alimentarios, tal y como destaca el periódico Demócrata al detallar las nuevas limitaciones a estos “químicos eternos” (artículo sobre PFAS y análisis sobre envases no reciclables).
Actuaciones actuales de la Comisión y pasos pendientes
Con el texto ya aprobado, el papel de la Comisión Europea se centra en tres frentes:
Guías y orientaciones: Bruselas ha publicado documentos interpretativos para facilitar una aplicación homogénea del reglamento y reducir cargas administrativas, aclarando conceptos como “fabricante” o “productor” y qué se considera envase (guías de la Comisión comentadas por Demócrata). MITECO remite también a las FAQ y guías de la Comisión en su nota interpretativa sobre la definición de productor.
Actos delegados y de ejecución: serán esenciales para concretar:
Los requisitos técnicos del sistema armonizado de etiquetado de residuos, que la Comisión prevé definir en un acto de ejecución antes del 12 de agosto de 2026 (análisis de Packaging Europe).
Los requisitos detallados de la declaración UE de conformidad para cada envase; se espera que los actos delegados que fijan estos requisitos estén adoptados antes del 1 de enero de 2028, aunque la obligación de disponer de la declaración se aplica ya desde el 12 de agosto de 2026 (comparativa con la normativa suiza).
Elementos como la ecomodulación de tarifas de RAP o el tratamiento de materias primas de origen biológico (informe sobre bioplásticos, declaración conjunta sobre RAP).
Seguimiento y ejecución: la Comisión ya ha abierto procedimientos de infracción cuando normas nacionales generan barreras al mercado, anticipando cómo usará el nuevo reglamento para homogeneizar obligaciones de marcado y RAP (paquete de infracciones de diciembre 2024).
Adaptación en los Estados miembros: ejemplo de España
Aunque el Reglamento es directamente aplicable (art. 288 TFUE), los Estados deben adaptar su normativa nacional para eliminar contradicciones y desarrollar aspectos que el texto remite al nivel interno. En España, el RD 1055/2022 sigue vigente de forma subsidiaria, pero el Ministerio para la Transición Ecológica ha aclarado que, en caso de conflicto, prevalece el Reglamento 2025/40 y que se está tramitando un nuevo real decreto de envases adaptado al marco europeo (nota de MITECO, síntesis en Eurocarne).
Organizaciones empresariales y sectoriales españolas insisten en la necesidad de seguridad jurídica y coordinación con el Reglamento europeo, así como en plazos realistas de adaptación (CEOE, encuentro impulsado por Ecoembes, posición de Anfaco, claves prácticas para empresas, servicios de Envalora, PFAS, adiós a envases no reciclables, novedades de etiquetado 2025, webinario sobre el reglamento, nota aclaratoria de etiquetado, versión refundida de notas interpretativas).
En síntesis, en las instituciones europeas el Reglamento 2025/40 ya está “cerrado”; los pasos pendientes para su plena aplicación son principalmente técnicos (actos delegados y de ejecución de la Comisión) y de adaptación normativa y operativa en cada Estado miembro, con un calendario que va mucho más allá del 12 de agosto de 2026 y que condicionará el diseño, uso y fin de vida de los envases hasta 2040.
¿Qué actos delegados e instrumentos de ejecución concretos prevé la Comisión en desarrollo del Reglamento (UE) 2025/40 y en qué plazos? ¿Cómo piensa España modificar el Real Decreto 1055/2022 para alinearlo con el Reglamento europeo de envases y qué cambios normativos están ya en trámite? ¿Qué obligaciones específicas tendrán los distintos tipos de empresas (fabricantes, importadores, distribuidores y envasadores) a partir del 12 de agosto de 2026 con el nuevo reglamento?

