Le mardi 30 septembre avait une saveur particulière pour les membres de la famille Jungbluth. C’était en effet l’ultime service au sein du restaurant familial À La Couronne d’or. Une institution à Duttlenheim. Pensez donc, 113 ans d’existence !

Tout commence en 1912, lorsque Léon Jungbluth et son épouse, Catherine, bâtissent l’établissement, alors hôtel-restaurant boucherie. En 1956, leur fils Joseph et son épouse Anna reprennent le flambeau, transformant le lieu en bistrot de village. Théâtre, bals et soirées dansantes rythmaient alors la vie locale dans une salle agrandie en 1964.

En 1970, Robert Jungbluth, leur fils, prend la suite. Derrière le bar, il accueillait les clients tandis que Béatrice, son épouse, s’activait en cuisine pour régaler les convives. Une nouvelle génération de fidèles découvrait alors la chaleur des lieux.

En 2001, leur fille Brigitte revient à Duttlenheim après avoir tenu un bar-restaurant en Anjou. Elle reprend les rênes, épaulée par sa sœur Sylvie, et poursuit la tradition familiale. Pendant 25 ans, elles feront vivre ce restaurant, devenu le cadre privilégié des repas de famille, de classes ou d’associations.

« C’était un lieu de retrouvailles »

« La salle se prêtait à toutes sortes de fêtes et d’agapes conviviales. C’était un lieu de retrouvailles, où les clients aimaient se retrouver dans la simplicité », se souvient Brigitte.

Le service du plat du jour, relancé en 2009 après quelques années de pause, avait retrouvé son succès d’antan, jusqu’à ce que la crise sanitaire vienne freiner la fréquentation. « Les nouvelles générations n’ont plus le même esprit que leurs aînés, malheureusement », regrette-t-elle. Le mardi 30 septembre avait une saveur particulière pour les membres de la famille Jungbluth. C’était en effet l’ultime service au sein du restaurant familial À La Couronne d’or. Une institution à Duttlenheim. Pensez donc, 113 ans d’existence !

Tout commence en 1912, lorsque Léon Jungbluth et son épouse, Catherine, bâtissent l’établissement, alors hôtel-restaurant boucherie. En 1956, leur fils Joseph et son épouse Anna reprennent le flambeau, transformant le lieu en bistrot de village. Théâtre, bals et soirées dansantes rythmaient alors la vie locale dans une salle agrandie en 1964.

En 1970, Robert Jungbluth, leur fils, prend la suite. Derrière le bar, il accueillait les clients tandis que Béatrice, son épouse, s’activait en cuisine pour régaler les convives. Une nouvelle génération de fidèles découvrait alors la chaleur des lieux.

En 2001, leur fille Brigitte revient à Duttlenheim après avoir tenu un bar-restaurant en Anjou. Elle reprend les rênes, épaulée par sa sœur Sylvie, et poursuit la tradition familiale. Pendant 25 ans, elles feront vivre ce restaurant, devenu le cadre privilégié des repas de famille, de classes ou d’associations.

Profiter de la retraite

À La Couronne d’or, le maître mot a toujours été fidélité : fidélité des clients, mais aussi envers les fournisseurs. « C’était notre manière de fonctionner. Aujourd’hui, ce genre de relations se perd », confie Brigitte. Elle et sa sœur Sylvie vont à présent profiter de leur retraite après avoir tant donné à ce lieu et à ses habitués.

Dorénavant, les portes de cet établissement, qui était aussi un lieu de vie, sont closes. La famille a choisi de mettre le restaurant « au repos », le temps de réfléchir à son avenir d’autant plus que les parents, Robert et Béatrice, habitent encore à l’étage.

Pour Duttlenheim, cette fermeture n’est pas seulement la fin d’un restaurant : c’est la fin d’un chapitre de vie locale, celui d’un endroit où l’on a ri, chanté, dansé, partagé des repas et créé des souvenirs. Une page se tourne, mais le livre de la mémoire, lui, reste ouvert.