L'intervention, menée en l'absence de déclaration de travaux (DDT), a permis de constater la présence de 12 ouvriers, tous non déclarés et pour la plupart en séjour irrégulier. Les scellés ont été apposés sur les chambres en rénovation sur ordre de l'auditorat du travail de Bruxelles. Ces scellés ont été levés cette semaine après le versement d'une garantie de 215.000 euros.

Le CLS a ensuite mené une analyse approfondie de la situation des sociétés concernées et des ouvriers présents sur le chantier. "L'enquête, toujours en cours, est lourde", a précisé l'auditorat du travail à l'agence Belga. "De nombreux éléments ont été vérifiés et doivent encore l'être, en raison de l'implication de nombreux sous-traitants en Belgique et à l'étranger."

L'auditorat a conditionné la reprise des travaux au paiement d'une garantie d'environ 215.000 euros, destinée notamment à couvrir les cotisations sociales et trois mois de salaires. Cette garantie ayant été versée cette semaine, les scellés ont été levés.

L'enquête du ministère public se poursuit. L'auditorat rappelle que les personnes et sociétés concernées sont présumées innocentes et souligne que tout chantier ne respectant pas la législation sociale ou les règles de sécurité peut être suspendu sur ordre judiciaire.