Vendredi 9 août, un ancien hôtel inoccupé s'est écroulé comme un château de cartes dans la surprise générale alors que de l'extérieur, il semblait en parfait état. Bien qu'impressionnant, cet effondrement n'a fait aucune victime, ni sur le trottoir désormais recouvert de gravats, ni à l'intérieur. La place au Feurre est depuis interdite d'accès pour les voitures.
Cet immeuble appartient à Clarence Grosdidier. Ce Bordelais qui souhaitait investir à Amiens, ville dans laquelle il a vécu il y a 33 ans, a fait le déplacement ce lundi pour constater les dégâts. Il découvre son bâtiment pour la première fois alors qu'il est au sol : "je suis propriétaire depuis trois mois, donc le bâtiment je ne le connais pas. J'ai eu une lecture uniquement au travers de la préparation d'un permis de construire".
Les causes toujours inconnues
Sous le choc, l'entrepreneur est tout de même soulagé du fait que les dégâts ne soient que matériels : "il faut déjà se réjouir qu'on n'ait pas eu de dommages corporels, à la fois pour nos amis voisins, mais également pour mes équipes, puisqu'on est venu à peu près une dizaine de fois sur site pour étudier comment on allait faire pour les permis, etc". Personne n'avait constaté de problème majeur lors de ces passages.
la cause du sinistre. • © Clémence Rousseau / FTV
Sur place ce lundi 11 août au matin : un architecte mandaté par la mairie, mais aussi un cabinet d'experts mandaté par le propriétaire pour déterminer la cause du sinistre. "La deuxième priorité pour nous, évidemment, c'est de savoir ce qui s'est passé. Et là, malheureusement, on ne peut faire qu'une observation extérieure. Il faut laisser les experts faire leur travail pour essayer de comprendre qu'il a pu se passer", explique Clarence Grosdidier.
Déblayer pour reconstruire ?
Pour procéder à cette expertise, la zone devra être déblayée et sécurisée. La mairie a émis un arrêté exigeant "l'évacuation des gravats et la vérification de la bonne tenue des murs mitoyens" dans un délai de dix jours. D'abord inquiet de pouvoir tenir ces délais en fonction de l'avis des experts, le propriétaire annonce finalement que les opérations pourront commencer rapidement et se terminer vendredi prochain, au plus tard. Les gravats analysés pourraient permettre aux experts d'identifier les causes de cet effondrement.
Malgré tout, l'entrepreneur reste déterminé à ouvrir un établissement hôtelier dans la ville. "Le projet, c'est d'ouvrir un hôtel un peu innovant dans lequel on va retrouver différents types d'hébergements : un produit hybride avec quelques dortoirs. Pour moi, ça ne remet pas en cause le projet sur un plan technique. Après financièrement, on verra qui fait quoi. (...) Comme je ne suis propriétaire que depuis trois mois, ça amène aussi d'autres questions juridiques évidemment", conclut Clarence Grosdidier. Reste à déterminer si le bâtiment comportait des vices cachés.
Avec Marie Sicaud / FTV
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