1 - Une nouvelle réception et des chambres supplémentaires
Une extension est en train d’être créée au niveau de l’ancienne entrée. Elle comprendra la réception et offrira 18 chambres supplémentaires.
Une extension est en train d’être créée au niveau de l’ancienne entrée. Elle comprendra la réception et offrira 18 chambres supplémentaires. - Photo Johan Ben Azzouz
Commencé le 6 octobre, le chantier de rénovation totale de l’hôtel doit durer neuf mois et s’achever pour l’été. La grande nouveauté de la réouverture, ce sera l’extension qui est en train d’être construite au niveau de l’ancienne entrée de l’hôtel. Elle abritera la nouvelle réception et dix-huit chambres supplémentaires dans un bâtiment mêlant une architecture moderne tout en reprenant la configuration de l’existant.
2 - Des espaces redistribués
Ce chantier de rénovation ne permet pas seulement de moderniser l’établissement. Il a aussi pour but de redistribuer les espaces. Sept nouvelles chambres seront ainsi créées dans la partie historique là où se tenaient le bar, un salon et un bureau. Ces dernières, ajoutées à celles de l’extension, permettront à l’avenir de proposer non plus 88 mais 113 chambres, dont six à sept pour les personnes à mobilité réduite.
Le bar, le restaurant (qui restera ouvert à la clientèle extérieure) et la salle de petit déjeuner, jusque-là éparpillés en trois endroits de l’hôtel, seront quant à eux regroupés pour davantage de cohérence et seront directement accolés à une nouvelle cuisine. L’ancienne salle de restaurant, dans la rotonde, deviendra « un espace polyvalent pour des réunions, des banquets, des lancements de produits… », énumère Alexandrine Lecompte, directrice de l’hôtel.
3 - Un espace bien-être
C’est l’autre nouveauté. Si l’hôtel comptait déjà une piscine – qui est conservée – il n’avait pas d’espace bien-être digne de ce nom. À sa réouverture, les clients trouveront une salle de fitness avec diverses machines de sport ainsi que deux cabines de soins. Et c’est désormais par cette zone au rez-de-chaussée dédiée à la détente que les personnes à mobilité réduite accéderont à la piscine. Les vestiaires resteront à l’étage pour les autres, juste à côté du terrain de tennis qui sera lui aussi rénové.
4 - Pas de gâchis
Comme le reste du bâtiment, les 88 chambres de l’hôtel ont été entièrement vidées. Tout le mobilier a pu être récupéré afin de lui donner une seconde vie.
Qui dit rénovation totale dit faire le vide : tout l’intérieur a été « curé » : adieu revêtements de sols et de murs, faux plafonds, plomberie, électricité… Et le mobilier, dans tout ça ? « On n’a rien jeté, tout a été donné ou revendu », se félicite Alexandrine Lecompte. La société SmartBack, spécialisée dans la reprise de ce type d’équipements, a mis une semaine à vider l’hôtel. Têtes de lit, bureaux, lampes de chevet… Tout cela a trouvé une seconde vie. « Ça a évité d’envoyer treize bennes à la déchetterie », poursuit la directrice.
Ouvert il y a une trentaine d’années, l’Holiday Inn n’avait jamais bénéficié d’une restauration d’une telle ampleur. « Il était bien entretenu mais plus au goût du jour ni au niveau de ce qu’un client peut attendre d’un quatre étoiles. » L’hôtel conservera ce niveau de prestation, voire un cran au-dessus.
5 - Quid des salariés ?
L’Holiday Inn du Touquet employait une trentaine de collaborateurs. Actuellement sous le régime de l’absence autorisée rémunérée, tous pourront reprendre leur emploi à l’issue des neuf mois de fermeture. « J’essaye de garder le contact, explique la directrice. On organise des réunions, des visites de chantier. C’est important de continuer à échanger avec eux et de les intégrer au projet. » Certains ont repris le travail une partie de la semaine, comme la comptabilité, la maintenance, le service commercial, les chefs de service. Car il faut déjà commencer à préparer la réouverture et les formations préalables qui vont avec. En temps voulu, une équipe de saisonniers sera recrutée.
6 - Une nouvelle directrice à la barre
Native du Boulonnais, Alexandrine Lecompte, 37 ans, a repris la direction de l’hôtel lors du départ en retraite de Jean-Michel Thibault en mars 2025. Titulaire d’un BTS en restauration obtenu en 2003 au lycée hôtelier du Touquet, elle a travaillé pendant douze ans au restaurant Pérard du Touquet. En 2015, alors jeune maman, elle a saisi l’opportunité de travailler à l’Holiday Inn en tant qu’extra en service. L’année suivante, elle est passée responsable de la restauration jusqu’en 2018, date à laquelle elle a quitté l’hôtel pour ouvrir un restaurant à Escalles. Ayant conservé « d’excellents contacts » avec Jean-Michel Thibault, elle est revenue à l’Holiday Inn en 2023, cette fois comme attachée de direction en charge notamment de la restauration. Et c’est donc courant 2025 qu’elle est devenue directrice de l’établissement, ayant été accompagnée dans sa prise de poste par le groupe Wiziu, la plateforme de gestion hôtelière de l’Holiday Inn.











