Après une première journée de mobilisation lancée samedi 13 juin à 10h, les organisations syndicales CFDT, FO et SNSPP-PATS maintiennent leur mouvement de grève à l'aéroport Marcel-Henry de Pamandzi, dénonçant des conditions de travail dégradées, un manque d’effectifs et des infrastructures fragilisées, notamment depuis le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024.
Les agréments des renforts en question
Dimanche 14 juin, si le service minimum restait assuré, les grévistes ont signalé plusieurs perturbations au niveau de l'activité aéroportuaire et dénoncé, une nouvelle fois, la présence de personnels extérieurs mobilisés pour les remplacer. Selon Djamal Saindou Soufiani, chef de garde au Service de sauvetage et de lutte contre l'incendie des aéronefs (SSLIA) et délégué syndical SNSPP-PATS, ces renforts venus de l'extérieur ne pourraient pas participer aux opérations de préservation du service minimum de l'aéroport, pourtant souhaitées par la direction de l'aéroport. "Il y a des gens qui ont été pris à l’extérieur pour nous remplacer mais ils n’ont pas leurs agréments à jour. Ils sont venus gâcher notre mouvement. Ils n’ont pas bossé. Ils sont à l’hôtel, ils sont payés pour être en vacances", a-t-il déclaré.
Un vol Paris-Mayotte retardé, des passagers contraints de ne pas embarquer
Le représentant syndical a également évoqué un incident survenu dans la matinée concernant l'accueil d'un avion en provenance de métropole. "Ce matin, un avion, en provenance de la métropole, n’était pas censé atterrir à Mayotte car, comme on l’avait bien stipulé, nous assurions aujourd’hui le niveau 5, le service minimum. Finalement, nous avons quand même accepté que l’avion se pose avec un niveau 8 (...) alors que ce n’était pas ce qui était prévu, et après nous avons indiqué au commandant que nous assurions un niveau 5 de protection jusqu’à nouvel ordre", a-t-il expliqué.
Cependant, alors que cet avion s'apprêtait à décoller de nouveau, après plusieurs heures de retard, des passagers n'ont pas pu embarquer, faute de personnel de sûreté. Pour l'heure, indiquent les syndicats, tant qu'aucune avancée concrète ne sera obtenue sur leurs revendications, la grève se poursuivra. "Tant qu’on n’aura pas quelque chose de concret, le mouvement va continuer", a prévenu Djamal Saindou Soufiani.

