Pour expliquer les tensions sur le marché de l'emploi lié à l'industrie touristique, notamment la restauration et l'hôtellerie, mais aussi un certain désamour de la jeunesse corse pour ces métiers, il ne faut pas chercher un manque de formations. Celles-ci existent au travers de différents organismes tels que les lycées professionnels, le Greta-CFA, l'Afpa, lequel s'était associé avec le groupe Ettori pour lancer une formation en hôtellerie-restauration ou bien l'Ecole Hôtelière méditerranéenne, crée en 2025 au sein du palais des congrès d'Ajaccio. Pour cette dernière, son directeur Pascal Agostini avait cependant prévenu à son lancement : "L'ambition n'est pas de combler le manque de saisonniers mais de proposer des jeunes qualifiés capables d'accompagner le développement des entreprises."

"Je parlerais plutôt d'un manque de volonté, mais aussi et surtout de valorisation de nos métiers"

Selon Benoît Chaudron, directeur du Marina Viva à Porticcio, les tensions ne résultent pas d'un manque de formation. "Je parlerais plutôt d'un manque de volonté, mais aussi et surtout de valorisation de nos métiers. Elles traduisent aussi un déficit d'image malgré les émissions de télévision et la visibilité donnée à la cuisine. Ces professions peuvent pourtant offrir de réelles perspectives de carrière, de mobilité et de création d'entreprise. "