"Ça n’avait pas de cohérence pour moi d’accueillir des clients à ma table, de leur servir une alimentation la plus saine possible et qu’ils se baignent dans une eau chauffée à 32 degrés et chlorée», explique à l’AFP Nicolas Conraux, chef étoilé de l’hôtel-restaurant La Butte à Plouider (Finistère).

La piscine n’est plus: elle a été entièrement recouverte d’un plancher. Le spa subsiste dans sa seule version sauna, limité à 55 degrés. L’offre bien-être de l’hôtel quatre étoiles a été repensée: «le luxe de demain, ce n’est pas d’arriver dans un établissement avec la plus belle piscine et des produits d’accueil suremballés, c’est la sobriété», estime-t-il.

L’eau est un «gros sujet» pour l’hôtellerie, souligne Jean-Pierre Nadir, fondateur de Fairmoove Solutions, qui propose de mesurer et d’améliorer l’impact environnemental des établissements touristiques.

«Un hôtel en moyenne consomme 170/180 litres d’eau par nuitée par client. Pendant les canicules, certains peuvent monter à plus de 500 litres ! Mais certains acteurs très engagés sont à moins de 80 litres», poursuit-il.

C’est la cas d’Eklo, chaîne hôtelière économique qui ouvrira cet automne son douzième établissement en France.